Cette exposition collective explore les multiples territoires du dessin contemporain et de son champ élargi, de la surface plane au volume, du geste intime à l’architecture du regard. Elle condense, avec une ironie douce-amère, l’état d’un monde en équilibre précaire.
Les pastels de Jeanne Giraud font éclore des fleurs aux couleurs vibrantes, tandis que les huiles sur carton de Clara Debray saisissent des paysages de montagne suspendus entre nuit et aube. Sophie Raynaud déploie, à la mine de plomb, des arbres d’un réalisme silencieux. Le trait se prolonge en matière dans les bas-reliefs brodés d’Antonin Anzil et Nadia Khemissi, où des forêts émergent du papier, entre dessin et sculpture.
Les gravures de Pauleen K révèlent la rigueur graphique des immeubles urbains, en écho à la géométrie tactile et lumineuse des marqueteries de paille de Mireille Mardero. Les encres sur papier de Manuela Paul-Cavallier traduisent les dissonances de New York en gestes sur papier. L’exposition s’achève avec les sérigraphies de Delphine Gauly, dont la série Jusqu’ici tout va bien. L’artiste détourne les supports — jusqu’au cuir de ballon de football sérigraphié.






